freedom, Jonathan Franzen

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Et voilà le responsable à l’absence de critique de vendredi (et hop, je me décharge discrétos de toute responsabilité): Freedom et ses quelques 800 pages. Et non, je ne parle pas de 800 pages de grosses lignes pleines de retour à la ligne et d’espace vide. Non non, 800 pages de bon gros pavé.

La famille Berglund, Walter, Patty et leurs deux enfants: Joey et Jessica était la famille idéale, jusqu’à ce que Joey décide de partir vivre chez les parents de sa petite amie Connie. A partir de ce moment là, la famille éclate en morceaux et devient l’exemple même de la famille ratée. Se pose alors la question: que s’est il passé pour qu’ils en arrive là?

J’ai beaucoup aimé l’originalité de la narration de ce roman. Le premier chapitre nous livre les faits par le biais d’un narrateur externe, probablement l’opinion publique. La suite est une alternance de chapitres relatant les évènements par la voix de Patty, de Walter, de Joey et de Richard, l’ancien ami de lycée revenu dans leur vie. Quelques ellipses permettent de mieux comprendre l’histoire des personnages, sans toutefois gêner la progression de l’histoire. Les personnages, bien que repoussants au premier abord, fils détestant ses parents, mère alcoolique, père désintéresse, deviennent attachants. On en vient à les excuser de leurs défauts.

Franzen nous montre ici comment de mauvais choix peuvent détruire des vies, mais également comment, par l’introspection, les personnages peuvent réparer leurs erreurs. J’ai dévoré ce livre, séduite par les portraits au vitriol faits des personnages, mais j’avoue avoir été, à certains moments, découragée par l’ampleur de la lecture à venir pour en arriver au bout…

A lire absolument si vous avez une bonne semaine devant vous!

 

L’extrait:  » Les choses étaient trop faciles pour Joey, se plaignait Patty. Il avait les cheveux dorés, il était beau et semblait posséder naturellement les réponses à tous les tests qu’une école pouvait lui faire passer, comme si les séries de A, de B, de C des questionnaires à choix multiple étaient inscrits dans son ADN. Il était incroyablement à l’aise avec des voisins qui avaient cinq fois son âge. Lorsque son école ou son groupe de louveteaux le forçait à aller de porte en porte pour vendre des bonbons ou des billets de tombola, il se montrait très franc quant à « l’escroquerie » dont il était complice. Il avait mis au point un sourire condescendant tout à fait exaspérant lorsqu’il se trouvait face à des jouets ou à des jeux appartenant à d’autres garçons, mais que Patty et Walter refusaient de lui acheter. Pour effacer ce sourire, ses amis tenaient absolument à partager leurs bien, c’est ainsi qu’il devint un as aux jeux vidéos alors même que ses parents étaient opposés à ce type de jeux: il finit aussi par acquérir une connaissance encyclopédique de la musique urbaine que ses parents tentaient, avec le plus grand mal, d’éloigner de ses oreilles de préado. Il n’avait pas plus de onze ou douze ans quand un soir, à la table du dîner, il avait, accidentellement ou délibérément, appelé son père « mec ».

2 réflexions sur “freedom, Jonathan Franzen

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