La vérité sur L’affaire Harry Quebert

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Je vous avais déjà expliqué mon amour pour le prix Goncourt des lycéens, il était donc normal que je lise le dernier, La vérité sur l’affaire Harry Quebert.

Après un premier livre à succès, l’écrivain Markus Goldman se retrouve à six mois de devoir rendre un livre à sa maison d’édition, sans aucune inspiration. Il se tourne alors vers son mentor et ami, Harry Quebert, qui vit désormais à aurora, petite ville des États-Unis. Cet homme qui fut son professeur à l’université et également auteur du très connu « Les Origines du mal », récit d’un amour impossible, enseigné dans les écoles et porté aux nues par tous. En se promenant dans la maison d’Harry à Aurora, Markus tombe sur des lettres d’amour d’Harry destinées à une jeune fille de 15 ans, Nola, disparue en 1975.

Quelques mois plus tard, Markus apprend que le cadavre de la jeune fille a été retrouvé dans le jardin d’Harry, et que celui ci est écroué à la prison du comté en attendant son procès. Souhaitant soutenir son ami dans cette épreuve, Markus se rend à Aurora où il est très vite prié par son éditeur de faire un roman sur cette histoire. En creusant dans les souvenirs des habitants d’Aurora, Markus se rend bien vite compte que cette histoire est beaucoup plus compliquée que ce qu’elle paraît.

Si l’histoire ressemble à un polar, le ton est définitivement celui d’un roman contemporain, d’une fresque sur la vie d’une petite ville des Etats-Unis. Je me suis très vite attachée aux personnages, aux lieux, au ton léger de l’auteur. J’ai aimé découvrir les secrets de ces habitants. Je me suis vraiment prise au jeu de l’alternance entre récit présent et récit passé, avec à chaque fois l’envie d’en savoir plus sans être frustrée de changer d’époque. Il était périlleux pour un auteur d’écrire sur un auteur qui écrit un livre sur un auteur qui a écrit un livre, mais l’enchâssement de ces histoire ne pose aucun problème à la lecture du récit. J’admire cependant le travail que cela a du être pour arriver à ne pas ce mélanger les pinceaux. J’ai dévoré en 2 jours 620 pages sans vraiment pouvoir m’arrêter. J’ai cependant bien regretté de ne pas avoir posé ce livre passé la 620 eme pages tant les 50 dernieres m’ont décues. J’ai eu l’impression que la fin était complétement faite à la va-vite, et que ce petit regain de suspens final tombait comme un cheveu sur la soupe. J’en tire deux hypothèses:

– Soit ce livre est un très long polar raté par son manque de suspens

– Soit ce livre est une très bonne fresque américaine avec une fin vraiment ratée…

Par souci d’optimisme, je préfère privilégier la seconde hypothèse….

 

Extrait:  » – Et vous allez où comme ça, si je puis me permettre?

 – Dans le New Hampshire.

– Chouette endroit, surtout l’été. Vous allez y faire quoi? De la pêche?

– Oui.

– Pêche à quoi? Y’a des coins à black-bass du tonnerre par là-bas.

– Pêche aux emmerdes je crois. Je vais rejoindre un ami qui a des ennuis. De très graves ennuis.

– Oh, ça ne peut pas être des ennuis aussi graves que ceux de Harry Quebert!

 Il éclata de rire et me serra la main chaleureusement parce qu' »on voyait pas souvent des célébrités par ici », puis il m’offrit un café pour la route.

 L’opinion publique était bouleversée: non seulement la présence du manuscrit parmi les ossements de Nola incriminait définitivement Harry, mais surtout, la révélation que ce livre avait été inspiré par une histoire d’amour avec une fille de quinze ans suscitait un profond malaise. que devait on penser de ce livre désormais? L’Amérique avait elle plébiscité un maniaque en élevant Harry au rang d’écrivain vedette? Sur fond de scandale, les journalistes, eux, s’interrogeaient sur les différentes hypothèses qui auraient pu conduire Harry à assassiner Nola Kellergan. Menaçait elle de dévoiler leur relation? Avait elle voulu rompre et en avait-il perdu la tête? Je ne pus m’empêcher de ressasser ces questions durant tout le trajet jusque dans le New Hampshire. J’essayai bien de me changer les idées en coupant la radio pour repasser à l’opéra, mais il n’y avait pas un air qui ne me fasse penser à Harry, et dès que je pensais à lui, je repensais à cette gamine qui gisait sous terre depuis trente ans, à côté de cette maison où je considérais avoir passé parmi les plus belles années de ma vie »

 

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