Hommage à un grand homme

couverture maus  Hier matin, en me réveillant, j’ai été abasourdie d’apprendre cette triste nouvelle: Patrice Chereau est mort à l’âge de 68 ans. J’aimerais pouvoir vous parler de l’homme de cinéma qu’il a été, mais je ne connais pas ses oeuvres. La seule chose dont je me souviens, c’est de l’homme de théâtre que j’ai eu l’occasion de rencontrer il y’à quelques années, au cours d’une masterclass.

Il était pour moi la représentation même de l’artiste passionné. Rigoureux. Prêt à prendre des risques pour l’amour de l’art. Poussant ses acteurs dans la bonne voie sans les brusquer. Ayant toujours le mot juste pour vous faire comprendre ce qu’il voulait.

Il s’est plusieurs fois mis en danger: en devenant, à 22 ans la direction du théâtre de Sartrouville, en partant faire carrière en Italie, mais surtout, en mettant en scène les mots acides de Koltes, une première fois avec Dans la solitude des champs de coton, une dernière fois en mettant en scène Romain Duris dans le casse-gueule La nuit juste avant les forêts, monologue en une seule phrase sans ponctuation de vingt-cinq pages… Cette pièce reste à ce jour ma plus grande claque artistique, et c’est ce souvenir que je garderai de lui: celui d’un combattant qui, dévoré par un amour des mots et de l’acteur, n’hésitait pas à se confronter à l’inconfrontable pour le plaisir du spectateur.

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