vous reprendrez bien un peu de frisson?

ahs1     Lorsque j’ai regardé American Horror Story pour la première fois, j’avoue m’être un peu ennuyée. La saison 1 repose sur principalement sur de l’effet de surprise et j’avais vite trouvé la construction des épisodes un peu redondante.

La saison 2 quant à elle est totalement bluffante. J’ai regardé les 13 épisodes d’affilée et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Elle est completement indépendante de la première, même si l’on retrouve certains acteurs dans des rôles totalement différents (excellent Zachary Quinto). On se retrouve plongé dans l’ambiance très noire d’un asile psychiatrique des années 60, tenu d’une main de fer par la sévère Soeur Jude. Ici, le côté horrifique de cette série repose sur l’une des peurs les plus fréquentes: être enfermé par erreur et déclaré comme fou. Les personnages sont tous plus intéressants les uns que les autres et mériteraient chacun d’être le héros de leur propre série. Tous évoluent de manière totalement inattendue et les jeux de pouvoir provoquent des revirements inattendus. Entre un médecin tordu passionné par la science (et ses expériences: lobotomie, stérilisation, électrochoc), une nonne trop simplette pour être vraie, des personnages internés pour homosexualité, nymphomanie ou juste dépression et l’arrivée de Bloody Face, un tueur de femme réputé pour les écorcher vives avant de se faire un masque avec leur peau, Briard Cliff est l’environnement idéal pour de nombreuses intrigues.

L’esthétique contribue elle aussi à l’ambiance glauque. Les couleurs sombres et les nombreux mouvements de camera amenent une poésie splendide dans cette ambiance tordue. Il y’à des plans tellement beaux que j’aurai voulu pouvoir les trouver en poster pour les mettre chez moi. Je n’ai pas les termes techniques, ni les mots suffisants pour décrire cette esthétique si particulière. elle me rappelle Shutter Island ou le Dalhia noir de De Palma.

En bref, si vous avez envie de frissonner devant une série prenante à la beauté inouïe, vous pouvez foncer sur la saison 2 d’American Horror Story!

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un retour dans la tendresse de l’enfance

frankenweenie En ce moment, je suis clouée au canapé-lit avec une mauvaise grippe. J’en profite donc pour rattraper mon retard en terme de films. J’avais été bien déçue par Dark Shadow, j’avais donc snobbé la sortie de Frankenweenie de Tim Burton l’an dernier. Comme quand je suis malade, j’ai les nerfs à fleur de peau, je me suis dit qu’un bon animé comme seul Tim Burton sait les faire me ferai du bien.

Tout commence lorsque le jeune Victor Frankenstein se découvre une passion pour la science. Lors d’un match de base-ball où il est obligé d’aller par son père, son chien Sparky se fait écraser par une voiture sous ses yeux (je vous raconte pas le chouinage intense sur mon canapé…). Après avoir enterré son meilleur ami, Victor n’a plus goût à rien. Le cours de science lui donne alors une idée brillante: si l’électricité permet de faire bouger les pattes d’une grenouille morte, une très forte décharge d’électricité, telle qu’un orage, pourrait le ramener à la vie! Et c’est ce qu’il réussi à faire. Le problème, c’est qu’au sein de la ville, la rumeur se répand comme une trainée de poudre et que bien vite, tout le monde se met à vouloir ramener tout et n’importe quoi à la vie…

J’ai tout d’abord été ravie de retrouver les personnage burtoniens. J’ai même eu l’impression de tous les avoir déjà vu dans un des autres films de Burton… La relation entre Victor et son chien est bien entendu extrêmement touchante, mais j’ai préféré les personnages secondaires complètement tordus, avec une mention spéciale pour la fillette appelée « la fille étrange » et son chat qui fait des crottes en forme d’initiales, signe d’un événement important.

J’ai également adoré voir en ce film une déclaration de Burton à l’oeuvre splendide de Mary Shelley, Frankenstein ainsi qu’a pas mal d’autres films. J’ai trouvé une référence à la fiancée de Frankenstein, à Godzilla et aux Gremlins… Il doit y en avoir d’autres que je n’ai pas repéré! C’est vraiment ce qui fait la magie de Burton: arriver a faire ressortir l’enfant qui est en nous, le spectateur de 10 ans qui se plait à rire, à être un peu crédule face à toutes ses histoires de science et de conception du monde et qui se plaît à reconnaitre des anecdotes ou des films déjà vu ailleurs.

 

En bref: de l’excellent Tim Burton!

 

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                      (Oui, je n’ai pas résisté. Je trouve ce personnage tellement génial)
 
 

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