pour passer un moment sympa…

homme-qui-revait-enterrer-son-passe L’autre jour, à la librairie, je suis tombée sur L’hommes qui rêvait d’enterrer son passé de Neil Cross. Il m’avait semblé avoir déjà lu une de vos critiques sur cet auteur et le résumé du libraire promettait de passer un bon moment donc zou!, je l’ai embarqué.

Nathan est encore un jeune homme lorsqu’à une fête, sous l’influence de drogues et d’alcools en tous genres, il couche avec une demoiselle sous les yeux d’un homme qui la tue mystérieusement. Les deux hommes enterrent alors le cadavre, se promettant de ne plus jamais en parler. Dès années plus tard, Bob, l’homme en question, frappe à la porte de Nathan qui a refait sa vie pour lui annoncer de mauvaises nouvelles…

J’avoue que je n’ai pas compris pourquoi ce livre avait été rangé dans la catégorie policier. Il y’a certes un meurtre et des policiers impliqués, mais ce livre parle plutôt des scrupules de Nathan. Il me rappelle aussi furieusement un roman de Douglas Kennedy… J’ai trouvé la première partie, racontée par un narrateur extérieur, racontant de manière linéaire la vie de Nathan assez longue. Seule la fin m’a réellement intéressée, principalement pour le personnage de Bob. Certains passages sont assez légers et c’est bien dommage! La psychologie des personnages n’est pas vraiment décrite non plus…

 

En bref, c’est un roman sympa à lire si vous souhaitez passez un chouette moment. Mais gardez-le pour le train ou la plage si vous souhaitez lire quelque chose de captivant!

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‘ai déjà exprimé ici mon amour pour Douglas Kennedy. Je n’avais pas lu Piège nuptial et, pour une fois, l’histoire me semblait drôle et légère.

Nick est un journaliste en vadrouille à bord d’un minivan en Australie, lorsqu’il crois la route d’Angie, une jeune autostoppeuse qui se transforme en amourette. Lorsqu’il se reveille, il se retrouve à Wollanup, « ville » inconnue sur la carte d’Australie, dirigée par 4 hommes dont le père d’Angie, mariée avec celle-ci de force. sa charmante épouse se transforme en brute alcoolique qui vit, tout comme le reste du village, de l’abattage de kangourous. Mais à Wollanup, la loi australienne n’existe pas, et on ne divorce pas, sous peine de se voir chasser par son père armé d’un fusil…

Encore une fois, Kennedy nous dépeint un personnage coincé dans une situation qui semble inextricable. Mais cette fois-ci, à l’inverse de ses autres romans, on en rit énormément. C’est un court roman qui se dévore d’une seule traite tant on a envie de savoir comment Nick va se dépêtrer de cette situation absurde. La galerie de personnages secondaires que constitue les habitants de Wollanup (qui sont tous cousins) est tout bonnement hilarante. Le ton léger de Douglas Kennedy rend cette lecture d’autant plus agréable.

A lire si vous souhaitez passer un bon moment de lecture en compagnie de rednecks australiens!

 

Extrait: « – T’as déjà abattu un kangou, mon gars? m’a demandé Robbo lorsqu’ils se sont calmés.

– Moi? Euh, non, jamais…

– Si tu veux t’instruire, viens à l’usine. C’est ce qu’on fait toute la sainte journée, nous autre: on transforme les kangous en pâtée pour chats et chiens. On se marre comme des p’tits fous.

– J’pense pas que ça t’fera marrer, hein, l’journaleux? a demandé Papou. J’pense pas que ce soit ton idée d’une pinte de bon sang, pas vrai? T’as encore perdu ta langue, l’journaleux? Ou faut que j’pense que t’as rien à dire pasque t’es trop content d’être ici?

– Non, ai-je laché d’une voix rauque. Je…Je ne suis pas content, non.

 Papou m’a lancé un sourire malicieux.

– Un peu de franchise, enfin! Et j’suis franchement marri d’apprendre ton, euh, mécontentement mais tout ce que je peux dire à c’sujet, c’est… carre-le toi dans le cul, mon gars! Tu l’as tronchée une fois, tu l’as tronchée deux fois, tu continues à la troncher, alors maintenant, assume tes actes. comme t’as du t’en apercevoir, elle prend ces choses là au sérieux, Princesse. Et moi, itou par voie de conséquence. très personnellement, j’vois pas c’qu’elle trouve à un peigne-cul dans ton genre. Mais t’as demandé sa main, elle a accepté et maintenant…

– Je ne l’ai pas demandé en mariage! ai-je glapi, regrettant aussitôt cette impulsion, car Papou a adressé un signe de tête navré à ces acolytes avant de tourner vers moi des yeux pleins d’une fureur assassine.

– T’as pas dit ça, si?

– Nnnn…(Les mots sont restés coincés dans ma gorge.) Non…

– Plus fort.

– Je n’ai pas dit ça ! ai-je pratiquement hurlé.

– T’as fait ta demande, elle a accepté, c’est bien dans c’t ordre qu’ça s’est passé? T’entends? a t-il beuglé contre mon tympan, alors que je tergiversais un court instant.

– Absolument!

– Bien! Pasqu’autrement, tu serais en train de dire que Princesse est une menteuse. elle l’est pas menteuse, si?

– Non ,non.

– Le foutu menteur, c’est toi.

– C’est moi.

– Très bien, on commence à s’comprendre toi et moi. »