polar à la sauce victorienne

41004410   Je crois que j’ai reçu ce livre il y’a plus de 5 ans, en cadeau avec d’autres romans. Cela fait donc un bout de temps qu’il végète sur mon étagère. Mais à force de lire du bien des romans d’Anne Perry, je me suis dit que ce serait peut-être une bonne idée de me plonger dedans.

L’étrangleur de Cater Street est un roman victorien dont le personnage principal est une jeune femme, Charlotte, curieuse et vive, qui vit au sein d’une famille bourgeoise pour laquelle le respect des bonnes mœurs est important. Pourtant, une série de jeunes femmes mortes étranglées par un fil à couper le fromage (moui, je sais…), va brusquement modifier tout l’entourage de celle-ci. D’autant plus que l’hypothèse des brigands est vite éloignée pour laisser place à celle, plus effrayante, du proche qui serait un assassin caché…

J’ai bien aimé l’atmosphère du livre, forcement puisque cette période me plait, mais j’ai trouvé qu’Anne Perry jouait beaucoup trop sur les poncifs habituels de ce type de romans. La jeune femme exaltée et indomptable, donc impossible à marier, me rappelle beaucoup les personnages de Jane Austen. Quand au récit policier, on peut dire qu’il est quasi nul dans ce livre, se résumant uniquement à des faits divers qui énerveraient un peu le voisinage. Quand au dénouement, 3 pages au maximum, il laisse sur sa faim. cependant, je ne décrirais pas ce livre comme ennuyeux ou déplaisant. J’ai apprécié le lire, je ne l’ai ni reposé, ni mis de coté, mais je n’en garderais pas de souvenir particulier.

 

Bref, à lire…si vous n’avez rien d’autre à faire…

Et hop, encore un bon thriller pour la route!

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Comme d’habitude, fidèle à mon amour pour frangé, j’ai acheté le dernier de ses livres sorti en format poche pour prendre le train. Avec les 750 pages de son thriller Le Passager, j’étais partie pour quelques heures de lecture passionnantes.

En gare de Bordeaux, un cadavre est retrouvé, une tête de taureau enfoncée jusqu’aux épaules. Anais Chatelet, jeune flic un peu torturée est chargée de l’enquête. dans un hopital non loin de là, un homme est soigné par le psychiatre Mathias Freire. L’homme a été retrouvé dans un coin de la gare de Bordeaux, complètement amnésique. Lors de son séjour à l’hôpital, il se met à retrouver la mémoire. Surprise: ses souvenirs, s’ils semblent réels et précis, ne sont qu’une construction liée au phénomène psychiatrique du « voyageur sans bagages ». Je ne peux bien évidement pas en dire plus sous peine de vous raconter toute l’histoire….

J’ai été d’abord séduite par l’aspect mythologique du crime que j’ai trouvé très original. Mais il faut bien se rendre à l’évidence au bout d’une centaine de pages: Le Passager n’est pas vraiment une enquête policière. C’est plutôt la quête de l’identité. J’ai adoré les récits enchâssés de l’homme qui cherche à retrouver sa précédente identité, remontant chacune de ses créations psychologiques, de son personnage de SDF à celui de peintre.  J’ai également été séduite par les questions psychologiques et bioéthiques soulevées par cet opus.

En revanche, j’ai beaucoup moins aimé le coté « théorie du complot » (que je déteste tellement chez Chattam) et les changements incessants de lieux qui ont eu pour effet de me perdre plus que de m’embarquer dans un rythme effréné. Quant à la fin, j’ai été complètement déçue. Comme bien dès fois, dans les polars, elle est expédiée en quelques dizaines de pages, avec des explications brouillon.

Un bon polar à lire dans le train! (ou dans l’avion, vous faites ce que vous voulez…)