pour passer un moment sympa…

homme-qui-revait-enterrer-son-passe L’autre jour, à la librairie, je suis tombée sur L’hommes qui rêvait d’enterrer son passé de Neil Cross. Il m’avait semblé avoir déjà lu une de vos critiques sur cet auteur et le résumé du libraire promettait de passer un bon moment donc zou!, je l’ai embarqué.

Nathan est encore un jeune homme lorsqu’à une fête, sous l’influence de drogues et d’alcools en tous genres, il couche avec une demoiselle sous les yeux d’un homme qui la tue mystérieusement. Les deux hommes enterrent alors le cadavre, se promettant de ne plus jamais en parler. Dès années plus tard, Bob, l’homme en question, frappe à la porte de Nathan qui a refait sa vie pour lui annoncer de mauvaises nouvelles…

J’avoue que je n’ai pas compris pourquoi ce livre avait été rangé dans la catégorie policier. Il y’a certes un meurtre et des policiers impliqués, mais ce livre parle plutôt des scrupules de Nathan. Il me rappelle aussi furieusement un roman de Douglas Kennedy… J’ai trouvé la première partie, racontée par un narrateur extérieur, racontant de manière linéaire la vie de Nathan assez longue. Seule la fin m’a réellement intéressée, principalement pour le personnage de Bob. Certains passages sont assez légers et c’est bien dommage! La psychologie des personnages n’est pas vraiment décrite non plus…

 

En bref, c’est un roman sympa à lire si vous souhaitez passez un chouette moment. Mais gardez-le pour le train ou la plage si vous souhaitez lire quelque chose de captivant!

Et hop, encore un bon thriller pour la route!

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Comme d’habitude, fidèle à mon amour pour frangé, j’ai acheté le dernier de ses livres sorti en format poche pour prendre le train. Avec les 750 pages de son thriller Le Passager, j’étais partie pour quelques heures de lecture passionnantes.

En gare de Bordeaux, un cadavre est retrouvé, une tête de taureau enfoncée jusqu’aux épaules. Anais Chatelet, jeune flic un peu torturée est chargée de l’enquête. dans un hopital non loin de là, un homme est soigné par le psychiatre Mathias Freire. L’homme a été retrouvé dans un coin de la gare de Bordeaux, complètement amnésique. Lors de son séjour à l’hôpital, il se met à retrouver la mémoire. Surprise: ses souvenirs, s’ils semblent réels et précis, ne sont qu’une construction liée au phénomène psychiatrique du « voyageur sans bagages ». Je ne peux bien évidement pas en dire plus sous peine de vous raconter toute l’histoire….

J’ai été d’abord séduite par l’aspect mythologique du crime que j’ai trouvé très original. Mais il faut bien se rendre à l’évidence au bout d’une centaine de pages: Le Passager n’est pas vraiment une enquête policière. C’est plutôt la quête de l’identité. J’ai adoré les récits enchâssés de l’homme qui cherche à retrouver sa précédente identité, remontant chacune de ses créations psychologiques, de son personnage de SDF à celui de peintre.  J’ai également été séduite par les questions psychologiques et bioéthiques soulevées par cet opus.

En revanche, j’ai beaucoup moins aimé le coté « théorie du complot » (que je déteste tellement chez Chattam) et les changements incessants de lieux qui ont eu pour effet de me perdre plus que de m’embarquer dans un rythme effréné. Quant à la fin, j’ai été complètement déçue. Comme bien dès fois, dans les polars, elle est expédiée en quelques dizaines de pages, avec des explications brouillon.

Un bon polar à lire dans le train! (ou dans l’avion, vous faites ce que vous voulez…)